[MIE] Isolation thermique et économie d’énergie

30 novembre 2022, par Eloise

Catégorie : Intérieur & décoration

L’isolation thermique est un élément essentiel du confort et une garantie de légèreté des factures de chauffage et de climatisation. En isolant vous participez à la protection de l’environnement.

Toutes les constructions ne sont pas égales face à l’isolation. Et pour cause avant 1974, il n’existait aucune obligation légale à isoler des bâtiments. Or dans une maison mal ou peu isolée, la déperdition de chaleur s’effectue en grande partie par la toiture et les murs. A eux seuls, ces deux postes représentent 55 % de la perte calorifique. Les fenêtres et autres portes vitrées sont responsables de plus de 13 % de la déperdition, viennent ensuite le sols et les ponts thermiques (source Ademe).

A l’inverse en été, une maison mal isolée se transforme en fournaise. Pour évaluer les dépenses d’énergie de votre logement, un outil d’auto-diagnostic est disponible en ligne sur le site de l’Ademe, www.ademe.fr, à la rubrique « particuliers ».

Les travaux d’isolation peuvent donner droit à des aides financières accessibles aux propriétaires ou aux locataires.

Quel isolant choisir ?

La résistance thermique d’un matériau est calculée en fonction de sa conductivité thermique par rapport à son épaisseur. Concrètement sur l’étiquette plus la résistance, figurée avec un R, est importante plus le produit est isolant.

L’isolation doit être effectuée par l’extérieur après réparations lorsque le ravalement est détérioré. Dans le cas contraire une isolation intérieure est préférable car elle respecte l’aspect extérieur.

L’isolation des combles qui constitue l’étape obligée d’une maison douillette est la plus rentable et la plus facile à réaliser. Dans les combles non utilisés, on peut déposer une à deux couches d’isolant en prévoyant un chemin de circulation pour la maintenance future.

Dans des combles habitables, l’isolation sera placée sous la charpente en ménageant un passage d’air sous la toiture.

Autre poste indispensable à la qualité de l’isolation : la pose de fenêtres double vitrage réduit l’effet de paroi froide et diminue les condensations.
La nouvelle génération de double vitrage à isolation renforcée (VIR ou ITR) a un pouvoir isolant deux à trois fois supérieur à celui d’un vitrage simple. Il permet des économies d’énergie de l’ordre de 10 %.

Si vos fenêtres sont en bon état vous pouvez choisir un double vitrage de rénovation qui vient se poser sur la fenêtre existante mais le rapport qualité prix n’est pas forcément justifié au regard des installations neuves.

Isoler bio

Les matériaux isolants classiques, laine de verre ou de roche notamment, sont souvent irritants et allergènes. Les fabricants bio ont développé des matériaux alternatifs à base de liège, de lin ou de laine de mouton aux propriétés isolantes thermiques et acoustiques comparables aux isolants classiques et parfaitement sains.

La laine pure est sans conteste la rolls de l’isolation bio. Elle présente en plus l’avantage de réguler l’humidité et donc d’éviter la condensation. Elle peut en effet fixer 33 % de son poids en eau et la restituer en séchant, sans perdre ses capacités isolantes. C’est une qualité fondamentale pour mettre en œuvre une isolation « respirante ».

Pour les parois verticales on préfèrera les panneaux en lin, ou  en fibre naturelle de chanvre, ou en fibre de bois qui  permettent une « respiration » de la cloison.(transfert de vapeur d’eau);

Le papier journal défibré puis traité au sel de bore constitue également une excellente matière isolante recyclable :

la ouate de cellulose.

Présentée sous forme de flocons, elle pénètre dans tous les vides y compris les interstices et garantit une isolation phonique et thermique performante. Mieux encore son traitement offre une protection contre l’incendie, le vieillissement du papier, la moisissure et éloigne les insectes et rongeurs. On estime que la ouate de cellulose en flocons réduit la consommation d’énergie de 24% par rapport à des fibres minérales traditionnelles, le tout sans perte ni chute par rapport aux isolants en rouleaux. Une bonne raison d’isoler « bio ».