[MIE] Rénovation énergétique : les pistes pour accélérer les demandes de travaux

28 novembre 2022, par Eloise

Catégorie : Les dossiers

La rénovation énergétique s’apprêterait-elle à devenir une obligation pour tous les ménages ? Encore restés au stade de l’incitation en 2013, les travaux de rénovation énergétique pourraient très bientôt rejoindre la liste des obligations des propriétaires. Le but de cette initiative gouvernementale est d’accélérer les demandes de travaux afin d’atteindre l’objectif des 500 000 logements rénovés chaque année jusqu’en 2017.

Un manque d’intérêt des ménages

Lancé il y a un an par le gouvernement, le plan de rénovation énergétique a fixé comme objectif de rénover chaque année 500 000 logements d’ici 2017 sur le plan énergétique. Malheureusement, le programme est resté au stade l’incitation. C’est ce qui explique la non-atteinte de l’objectif visé. Apparemment, les ménages français ne sont pas encore très enthousiastes à l’idée de rénover leur logement pour optimiser la consommation énergétique. Si le retour sur investissement des travaux d’efficacité énergétique est bel et bien réel, il s’avère que les résultats prennent du temps à se manifester. Les ménages préfèrent alors investir plutôt dans d’autres domaines tels que le confort, la baisse des mensualités ou les travaux esthétiques. Il faut dire cependant que ce n’est pas le budget alloué à l’optimisation énergétique qui est moindre. Sur les quelque 40 milliards d’euros alloués à la rénovation, 14 milliards concernent les travaux liés à l’efficacité énergétique. Autrement dit, il reste une part importante qui est exploitable. Le gouvernement pense alors qu’il suffit de booster les actions pour accélérer les choses.

La rénovation énergétique doit séduire avant tout

Si le cap des 500 000 logements rénovés n’a pas encore été atteint jusqu’ici, c’est parce que les ménages manquent d’intérêt pour ce type de travaux. Si l’on souhaite que la rénovation énergétique soit une priorité pour les Français, il va falloir la rendre attirante. Un think tank a alors eu lieu pour se pencher sur le sujet. C’est ainsi que l’idée de mettre en place une marque nationale comme celle du Point Vert pour les déchets d’emballage a germé. Cette marque sera partagée par tous les acteurs concernés par les travaux de rénovation énergétique à l’instar des professionnels du bâtiment, les organismes financiers, etc. Une autre idée sortie est de créer un « carnet de santé » pour chaque logement. L’objectif est de généraliser cette pratique d’ici 10 ans. Chaque année, chaque logement doit alors faire l’objet d’un contrôle comme le contrôle technique des véhicules. Un document de suivi devrait être établi à l’occasion renseignant, d’un côté, l = »background-color: #ffffff; »>es performances énergétiques du logement et de l’autre côté les recommandations sur les travaux à faire permettant d’éventuelles économies d’énergie. Pour lutter contre le manque d’informations sur le sujet – un problème qui explique également le non-intérêt des ménages français pour les travaux d’efficacité énergétique – il devrait être joint au document de suivi un autre document qui mentionne les coûts des travaux à réaliser ainsi que les gains escomptés.

Un passeport de la rénovation énergétique

Pour accélérer l’atteinte des 500 000 logements rénovés par an jusqu’en 2017, le gouvernement à travers le Ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires est sur le point de lancer un véritable « passeport de la rénovation énergétique ». Une concertation sur le sujet a été lancée par la Ministre Cécile Duflot. Pour cette dernière, l’on n’est plus loin de l’étape de l’obligation des travaux. Aucune inquiétude à avoir cependant, car des actions seront entreprises pour ne pas brusquer les ménages.