[MIE] Matériaux écologiques et santé des habitants

28 novembre 2022, par Eloise

Catégorie : Les dossiers

Les préoccupations pour la santé

Les matériaux influent sur la santé de l’être humain à travers la pollution physico-chimique ou bactériologique de l’air et les odeurs, le renouvellement de l’air, la régulation de l’humidité ambiante, le maintien d’une température adaptée, l’ionisation de l’air et l’électrostatisme, la création de champs électromagnétiques, la modification du cosmotellurisme du lieu, la pollution physico-chimique de l’eau, la pollution radioactive de l’air ou de l’eau, l’amortissement des bruits intérieurs ou extérieurs et l’amélioration de l’acoustique, la régulation de la lumière et les apports de couleurs.

1) Les polluants intérieurs

Les risques lies aux polluants dans l’air à l’intérieur des locaux sont mal connus alors que la population y séjourne 80 à 90 % de son temps. Le confinement important de l’intérieur par des parois hermétiques et une mauvaise ventilation a augmenté l’accumulation de produits polluants dans les locaux.

Même en zone montagneuse, l’intérieur peut être très pollué malgré la pureté de l’air extérieur. L’utilisation croissante de certains matériaux modernes a augmenté la pollution venant de l’extérieur ou des activités des habitants. De plus, l’ensoleillement, la température, l’humidité, les courants d’air, le chauffage à convection (brassage de l’air), la ventilation, la climatisation jouent un grand rôle dans l’émission des polluants (principalement les COVs). Quand on sait que nous passons 80 à 90 % de notre temps à l’intérieur et que nous inhalons quotidiennement 12000 litres d’air représentant 15kg, on mesure l’importance de savoir analyser, résoudre ou éviter cette pollution qui attaque bien sûr notre système pulmonaire, notre système olfactif mais aussi l’ensemble du fonctionnement du corps humain.

L’O.M.S. a organisé le premier symposium sur le « climat intérieur » et a défini le « Sick Building Syndrome » (syndrome des bâtiments malades) comme un syndrome de troubles divers concernant des sensations non spécifiques associées à l’occupation de certains bâtiments modernes. Depuis, les organismes officiels prennent ce problème de plus en plus au sérieux. En France, le CSTB a créé un laboratoire d’analyse pour tester la pollution intérieure due aux matériaux.

2) L’humidité ambiante

L’être humain souffre du manque ou de l’excès d’humidité dans l’air. L’humidité ambiante relative doit être comprise entre 40 et 60 %. L’humidité ambiante trop basse est principalement due au chauffage. L’humidité ambiante trop importante est due à la cuisine, à la salle de bains, à la machine à laver, aux plantes, aux habitants, à l’humidité des murs. L’isolation hermétique des maisons modernes a considérablement diminué (par 10) la vitesse de renouvellement de l’air intérieur.