[MIE] L’habitat et les matériaux : historique

7 décembre 2022, par Eloise

Catégorie : Les dossiers

De tous temps les hommes ont utilisé, pour se protéger des rigueurs du climat et pour mettre à l’abri leur famille, soit des habitats naturels (Grottes, cavités), soit des matériaux disponibles sur place pour édifier leur abri (huttes, cabanes).

Depuis des millénaires, l’habitat a été conçu en fonction du climat et de la topologie du lieu ; cette cohérence imposée par la nature a été bouleversée par l’ère industrielle où l’homme s’est positionné au-dessus de cette nature, lui imposant un nouvel équilibre…

La recherche permanente d’un meilleur confort a fait évoluer la construction vers des concepts plus complexes, prenant en compte la simple observation des résultats obtenus en fonction des matériaux utilisés : le bois et les végétaux pour leur qualité d’isolation au froid, la pierre et la terre pour la fraîcheur l’été.

Mis à part les convaincus de l’écologie, la question de la qualité des matériaux pour l’habitat ne se pose que depuis peu de temps. La nécessité de construire vite et à bas prix importe plus encore de nos jours.

Pourtant, suite aux diverses affaires sur la qualité de notre environnement (amiante, pollution industrielle, agriculture, nourriture…), de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la qualité de notre habitat.

L’administration, au travers des ministères de l’environnement mais aussi du logement, s’en préoccupe notamment par la création, au sein du CSTB (Centre scientifique et Technique du Bâtiment), d’un laboratoire pour l’analyse de la pollution intérieure.

Même les gros industriels s’y intéressent. Ils cherchent à se placer sur le créneau des matériaux verts. Pour l’instant, seuls des PME et industriels, principalement étrangers (allemands, autrichiens, suisses, anglo-saxons…), sont présents sur le marché français. Dès lors, les fabricants français commencent à s’y intéresser.

Aujourd’hui, plusieurs approches de la construction « écologique » existent :

  • Une approche orientée vers l’auto construction qui défend l’utilisation de matériaux les moins industrialisés possible, disponibles sur place et transformés au moment de la mise en oeuvre (terre crue, pierres locales, pailles et résidus de récoltes, bois et sous-produits…).
  • Une approche qui cherche à s’insérer dans le tissu économique du bâtiment existant (négoces, artisans, entreprises), en proposant des matériaux comparables en qualité et en mise en oeuvre à ceux actuellement disponibles sur le marché.

Le but est de rendre la construction « écologique » accessible au plus grand nombre, peu de gens étant prêts à devenir auto constructeur.